Santé

Rapport de l’ONU : 251 tonnes de produits médicaux saisies en Afrique centrale en six ans

Un rapport de l’ONUDC, de l’OMS et de la CEMAC indique que les vendeurs illicites comblent les lacunes lorsque les médicaments sont rares, inabordables ou trop éloignés en Afrique centrale.

07 oct. 2026, 09:27 UTC3 min de lecture1 Sources

Les faits

  • Le rapport de l’ONUDC, réalisé avec l’OMS et la CEMAC, a été publié le mardi 6 octobre 2026.
  • Les autorités ont saisi 251 tonnes de produits médicaux entre 2020 et 2025 au Cameroun, en République du Congo, au Gabon, en République centrafricaine et au Tchad.
  • Les saisies annuelles sont passées d’environ cinq tonnes en 2020 à près de 116 tonnes en 2024, avant de dépasser 97 tonnes en 2025.
  • Le Cameroun a représenté 96 tonnes des saisies de 2025, contre 2,5 tonnes cinq ans plus tôt.
  • Le Tchad a obtenu 26 points sur 100 à l’indice de couverture sanitaire universelle de l’OMS pour 2023, contre une moyenne mondiale de 71.

Les autorités de cinq pays d’Afrique centrale ont saisi 251 tonnes de produits médicaux entre 2020 et 2025, selon un rapport publié le mardi 6 octobre 2026 par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Les saisies annuelles sont passées d’environ cinq tonnes en 2020 à près de 116 tonnes en 2024, avant de dépasser 97 tonnes en 2025. Le rapport couvre le Cameroun, la République du Congo, le Gabon, la République centrafricaine et le Tchad.

Les Nations unies ont mis en garde contre le fait d’interpréter cette augmentation comme une mesure directe de la croissance du trafic. Selon le rapport, des saisies plus importantes peuvent refléter à la fois un trafic plus intense et une application de la loi plus énergique, et les données disponibles varient considérablement d’un pays à l’autre et d’une année à l’autre.

Le Cameroun a représenté la quasi-totalité des saisies enregistrées en 2025, avec 96 tonnes interceptées, contre 2,5 tonnes cinq ans plus tôt. Les produits interceptés dans la région vont des antibiotiques, antipaludiques et anti-inflammatoires aux analgésiques et substances psychoactives telles que le tramadol et la prégabaline. Le rapport indique que le trafic comprend des médicaments falsifiés, des médicaments authentiques détournés de chaînes d’approvisionnement légitimes, des produits non approuvés et des médicaments passés en contrebande aux frontières.

« Le rapport décrit un système de trafic multimodal qui utilise des voies maritimes, fluviales, aériennes et routières et implique un large éventail d’acteurs », a déclaré Sylvie Bertrand, représentante régionale de l’ONUDC pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Le rapport a été réalisé avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Il suggère que les racines de ce trafic échappent en partie aux forces de l’ordre.

Le rapport relie ce marché à des lacunes dans les soins de santé formels. En 2023, l’indice de couverture sanitaire universelle de l’OMS, qui mesure l’accès aux soins de santé, classait les six pays du bloc économique d’Afrique centrale parmi les moins performants au monde, le Tchad obtenant 26 points sur 100 contre une moyenne mondiale de 71. En République centrafricaine et au Tchad, plus de la moitié de la population vivait à au moins deux heures d’un hôpital public offrant des soins d’urgence, selon des données citées dans le rapport. Au Tchad, une seringue d’insuline préremplie coûtait l’équivalent de près de 16 jours de salaire pour le fonctionnaire le moins rémunéré.

Des consommateurs en République centrafricaine ont déclaré aux chercheurs que les vendeurs informels leur permettaient d’« acheter un ou deux comprimés », indique le rapport. Dans ces circonstances, précise le rapport, acheter des médicaments dans la rue peut devenir moins une alternative au système de santé formel qu’une nécessité.

Contexte

Le rapport de l’ONUDC indique que les vendeurs illicites comblent un vide lorsque les médicaments sont rares, inabordables ou trop éloignés. Le paludisme, la tuberculose et le VIH restent très répandus dans la région, tandis que les systèmes de santé publique peinent souvent à fournir des traitements, selon le rapport.

Comment les médias ont titré

Comment cet article a été fait

Rédigé par notre rédaction IA à partir de 1 médias indépendants, puis vérifié par un éditeur IA distinct. Seules les informations présentes dans les sources sont rapportées. Une erreur ? Toutes les sources sont liées ci-dessous.

Reader Discussion & Community Notes

0 Contributions

Factual additions, source corrections, and primary references welcome. Strict zero-troll and zero-spin policy.

No notes yet. Be the first to provide factual context.