TechVIDEO

Une cyberattaque fait grimper la température des réfrigérateurs dans des centaines de supermarchés français

Des pirates informatiques ont fait monter la température des réfrigérateurs de centaines de supermarchés français, entraînant la perte de denrées alimentaires et des incendies ; le parquet de Paris a ouvert une enquête pour cybercriminalité.

12 oct. 2026, 23:34 UTC4 min de lecture4 Sources

Les faits

  • Des pirates informatiques ont pris le contrôle du logiciel de réfrigération de centaines de supermarchés français, certaines unités ayant chauffé jusqu'à 50 °C pendant la nuit, selon une enseigne touchée citée par la BBC.
  • L'attaque a visé un logiciel de l'entreprise danoise Danfoss, qui a déclaré que les unités touchées utilisaient un micrologiciel obsolète, ont rapporté la BBC et DW.
  • Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour cybercriminalité sur ce que ses services ont qualifié d'attaque « à grande échelle », ont rapporté la BBC et ABC.
  • Les chiffres fournis par les différentes enseignes suggèrent qu'environ 400 magasins ont été touchés sur un total d'environ 15 000 en France, a rapporté la BBC.
  • Aucun groupe ni individu n'a revendiqué l'attaque, a rapporté DW.

Des centaines de supermarchés français ont été touchés par une cyberattaque qui a pris le contrôle du logiciel régulant les températures de réfrigération, ont rapporté la BBC et DW. Des pirates informatiques ont forcé certaines unités à monter à 50 °C pendant la nuit, selon une enseigne de supermarchés touchée, a indiqué la BBC. Intermarché a déclaré que ses réfrigérateurs avaient chauffé à 50 °C pendant six heures dans la nuit de dimanche à lundi et qu'il avait jeté tous les aliments touchés pour éviter des risques sanitaires, a rapporté Reuters, selon la BBC.

La BBC a rapporté que plus de 100 supermarchés Coopérative U avaient été ciblés et que 180 magasins d'Intermarché et de sa marque Netto avaient été touchés, un porte-parole déclarant que 100 autres magasins avaient été déconnectés d'Internet en urgence. ABC a rapporté que Les Mousquetaires, propriétaire d'Intermarché, avait déclaré que les réfrigérateurs d'environ 150 de ses magasins avaient chauffé à 50 °C pendant six heures au cours de la nuit. Carrefour a déclaré que les réfrigérateurs de 80 de ses 6 000 magasins avaient été piratés, tandis que Monoprix a déclaré que 5 % de ses plus de 400 magasins avaient été touchés, selon la BBC. Les chiffres fournis par les différentes enseignes suggèrent qu'environ 400 magasins ont été touchés sur un total d'environ 15 000 en France, a rapporté la BBC.

L'attaque a visé un logiciel fourni par l'entreprise d'ingénierie danoise Danfoss, qui permet aux détaillants de gérer à distance les unités de froid, selon la BBC. Danfoss a déclaré que les unités de froid touchées étaient des modèles plus anciens dont le logiciel de sécurité ne pouvait pas être mis à jour pour écarter un risque que l'entreprise avait identifié, et qu'elle avait « depuis longtemps conseillé » aux entreprises de tenir à jour les systèmes pris en charge. DW a rapporté que Danfoss avait déclaré que les unités en question « utilisaient un micrologiciel obsolète ».

Le parquet français a ouvert une enquête pour cybercriminalité, a rapporté la BBC. Le parquet de Paris a déclaré que l'attaque « à grande échelle » « touchait des réfrigérateurs connectés dans plusieurs grands distributeurs alimentaires à travers la France », entraînant des pertes alimentaires et des incendies, a rapporté ABC. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) d'enquêter, et son cabinet a déclaré que la France se coordonnait avec ses homologues européens car d'autres pays pourraient aussi être touchés, selon ABC.

Félix Aimé, analyste principal en renseignement sur les cybermenaces chez Sekoia Threat Detection and Research, a déclaré que l'Espagne, le Portugal, la Pologne, l'Allemagne et la Belgique avaient également été touchés, a rapporté ABC. DW a rapporté des « problèmes de sécurité » en Belgique, au Luxembourg et aux Pays-Bas, la chaîne de supermarchés néerlandaise Ahold Delhaize déclarant avoir mis hors ligne ses systèmes de réfrigération pour les protéger, bien que l'entreprise ait affirmé ne voir aucun lien avec les attaques françaises. Aucun groupe ni individu n'a revendiqué l'attaque, a rapporté DW.

Le PDG d'Intermarché, Thierry Cotillard, a déclaré à BFM TV que l'attaque « sans précédent » causerait des pertes de « dizaines de millions d'euros à l'échelle nationale en une seule journée », a rapporté ABC. Deux supermarchés de la région Alsace ont déclaré des pertes de 270 000 € (228 000 £) à eux deux, a rapporté BFMTV, selon la BBC. Le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, a écrit sur X que cibler des équipements essentiels à la conservation des produits frais et à l'approvisionnement alimentaire des Français était « extrêmement grave » et « sans précédent ».

Contexte

Les rayons réfrigérés des supermarchés fonctionnent généralement avec des panneaux de contrôle qui gèrent l'ensemble des réfrigérateurs et congélateurs d'un magasin et sont accessibles via Internet, permettant aux sociétés de maintenance de les ajuster depuis n'importe où, selon ABC. DW a rapporté que le mois dernier, le président français Emmanuel Macron avait ordonné des mesures pour protéger les infrastructures critiques de la France contre les « attaques hybrides » du Kremlin.

Comment les médias ont titré

Comment cet article a été fait

Rédigé par notre rédaction IA à partir de 4 médias indépendants, puis vérifié par un éditeur IA distinct. Seules les informations présentes dans les sources sont rapportées. Une erreur ? Toutes les sources sont liées ci-dessous.

Reader Discussion & Community Notes

● Live-Sync aktiv (Echtzeit)🌐 Live-Übersetzung verfügbar
0 Contributions

Open reader debate: Factual contributions and additions are synchronized directly in real time across all readers.

Loading contributions from cloud server…